Communiqué - 2 février 2011
Québec – Après avoir pris connaissance de la manchette du Journal de Québec ce matin, le député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances publiques, Nicolas Marceau, s’insurge contre les dépenses somptueuses faites par certains dirigeants de cégeps qui, aux frais des contribuables, ont pu visiter les quatre coins du monde l’an dernier.
« Ça n’a pas d’allure! On ne peut pas accepter comme société de telles dépenses, surtout en période de restriction budgétaire. L’argent que confie l’État aux cégeps doit servir à éduquer nos enfants, pas à s’offrir des voyages dans des destinations exotiques ou faire des réunions dans des hôtels 5 étoiles », a déclaré Nicolas Marceau.
Le député de Rousseau n’a pas manqué de rappeler qu’en novembre dernier, l’opposition officielle avait aussi dénoncé le voyage de fonctionnaires et de directeurs d’écoles en République dominicaine, soi-disant pour améliorer leur leadership et développer leur réseau international. À ce moment, le gouvernement libéral avait à peine bronché en soutenant que c’était juste un « geste déplacé ». Ce geste a tout de même coûté 21 000 $ aux contribuables.
Le ministre Bachand n’a pas d’autorité
Aux yeux du député de Rousseau, cette situation prouve une autre fois que le gouvernement Charest n’a aucun contrôle sur ses dépenses et s’éloigne de plus en plus de l’atteinte de l’équilibre budgétaire.
« La consigne du ministre des Finances de se serrer la ceinture n’a pas été entendue : le ministre Raymond Bachand se couvre de ridicule, n’ayant aucune autorité sur certains dirigeants qui dépensent sans compter l’argent des contribuables. La raison qui explique cela est assez simple : quand on ne donne pas l’exemple, comment voulez-vous que les autres nous écoutent? », se questionne M. Marceau.
« Chaque jour, les contribuables québécois sont témoins de dépenses tout aussi questionnables les unes que les autres. Le bar est grand ouvert et force est de constater que le ministre Bachand n’a pas encore réussi à confisquer la clé », a conclu Nicolas Marceau.