Communiqué - 4 juillet 2009
Québec, le vendredi 3 juillet 2009 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports, Stéphane Bergeron, demande à la ministre des Transports, Julie Boulet, d’expliquer pourquoi le projet de la route 175 fera l’objet d’importants dépassements de coûts de l’ordre de 400 M$ et de confirmer, dès maintenant, que le Québec entend réclamer du gouvernement fédéral qu’il assume au moins la moitié de cette mauvaise surprise pour les contribuables.
« La ministre Boulet avait promis, main sur le cœur, qu’il n’y aurait jamais plus de dépassements de coûts dans les projets autoroutiers. Comment explique-t-elle aujourd’hui que le projet de la route 175, prévu à 700 M$ coûtera désormais 1,1 G$ et qu’il ne sera complété que trois ans plus tard ?, se demande Stéphane Bergeron. En envoyant au front son sous‑ministre pour expliquer ces nouveaux dépassements de coûts, on comprend que la ministre Boulet est embarrassée et qu’elle n’ose venir s’expliquer elle-même. Or, c’est à elle de répondre aux questions fort légitimes que la population se pose, après la rue Notre-Dame, l’autoroute 25, l’autoroute 30, l’échangeur Turcot et maintenant la 175 », a-t-il ajouté.
M. Bergeron était estomaqué de lire ce matin dans le Journal de Québec que le gouvernement du Québec n’ait pas encore réclamé au fédéral afin qu’il assume la moitié de la facture totale du projet. « Le projet ayant été annoncé par les deux gouvernements, il n’y a aucune raison que ce soit le gouvernement du Québec seul qui casque pour ces dépassements de coûts. Il n’y a non plus aucune raison que le gouvernement du Québec n’ait toujours pas déposé une demande de refinancement auprès d’Ottawa. La ministre Boulet doit nous dire la vérité : va‑t‑elle, oui ou non, réclamer que le fédéral paie une partie de son manque de vigilance à contrôler les coûts ? », se questionne le député de Verchères.
« Le gouvernement libéral prétendait que la formule PPP allait mettre un terme aux multiples dépassements de coûts. Si on pense au CHUM, au CHUQ, à l’autoroute 25, à l’autoroute 30, on constate que tel n’est pas le cas. Maintenant que la révolution libérale de contrôle des coûts n’a pas eu lieu, que va faire la ministre Boulet ? », a conclu Stéphane Bergeron.
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Éric Gamache
Attaché de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
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