Communiqué - 1er juillet 2009
Québec, le mercredi 1 juillet 2009 - « En cette période de renouvellement de nombreux baux, la situation du logement locatif est tendue et ne s’améliore pas. Il est totalement inadmissible de constater qu’après six ans de gouverne libérale, le taux d’inoccupation des logements se situe toujours sous le seuil d’équilibre », a dénoncé aujourd’hui la députée d’Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’habitation et de logement social, Carole Poirier.
La députée fait remarquer que la SCHL publiait récemment un rapport qui illustrait un taux d’inoccupation très faible au Québec, à 2,3 % pour les immeubles privés de trois logements. La plupart des grandes villes du Québec connaissent une pénurie de logements : la situation est particulièrement sévère à Québec, Montréal, Trois-Rivières, Gatineau, Saguenay mais l’est aussi, par exemple, à Granby et à Sept-îles. A cette pénurie de logements s’ajoute une hausse continue du prix des loyers depuis quelques années. « Il devient de plus en plus coûteux de se loger. Dans un contexte de crise économique, cette conjoncture défavorable peut amener bien des situations de drame et d’exclusion, notamment pour les personnes aux revenus les plus modestes », a indiqué Carole Poirier.
La crise du logement : pas unique aux logements
Le Parti Québécois s’inquiète aussi des problèmes liés au logement social. Cette semaine, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) jugeait discriminatoire le programme de Supplément au loyer, tel qu’appliqué actuellement par la SHQ. La Commission exigeait une modification des critères. « Le nouveau ministre de l’Habitation, Laurent Lessard, doit au plus vite corriger cette situation. Cet avis de la CDPDJ s’ajoute aux critiques du Vérificateur général qui dressait récemment un portrait peu reluisant de la SHQ. Sa réputation est égratignée. Que va faire Laurent Lessard ? », se questionne Carole Poirier.
La députée d’Hochelaga-Maisonneuve réitère au ministre Lessard la nécessité de refaire le travail de sa prédécesseure, Nathalie Normandeau, qui a modifié par décret le Programme Allocation-logement tout juste avant le remaniement. Ces modifications, qui doivent entrer en vigueur le 1er octobre prochain, ne répondent pas aux objectifs du programme, soit venir en aide aux personnes à revenus modestes, vivant seules, et notamment des personnes âgées de plus de 55 ans. « Il est inadmissible de constater que le revenu maximum d’admissibilité pour une personne seule soit maintenu à 16 480 $ dans la nouvelle grille de calcul. De nombreuses personnes aînées de plus de 55 ans se retrouvent dans cette situation », a expliqué Mme Poirier.
« Au-delà des annonces parsemées ici et là à travers le Québec, la situation de l’habitation et du logement est peu reluisante. L’ancienne ministre responsable de ce dossier, Nathalie Normandeau, a agi avec légèreté, sans aucune vision et avec un manque certain de leadership. C’est au tour de Laurent Lessard d’occuper le fauteuil de ministre responsable de l’Habitation. Va-t-il appliquer la philosophie de laisser-aller ou va-t-il assumer ses responsabilités pour enfin améliorer la situation qui s’est dégradée depuis quelques années ? », a conclu la députée d’Hochelaga-Maisonneuve.
– 30 –
Éric Gamache
Attaché de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
418 643-2743