Communiqué - 13 juillet 2011
Québec – Malgré les demandes répétées de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles (CAPERN), les administrateurs de La Financière agricole du Québec refusent toujours de rendre disponibles aux parlementaires les moyens qu’ils entendent prendre afin de régler la crise qui sévit chez les agriculteurs québécois. Pire encore, ils nient l’existence même de la crise.
« Les libéraux ont fait de La Financière agricole un modèle plus industriel que familial et c’est tout le contraire de l’esprit que nous lui avions donné à l’origine. Ils ont complètement dénaturé le mandat de 2001, c’est-à-dire celui d’assurer le développement de l’agriculture au Québec. Au lieu de cela, depuis des années, les petites et moyennes fermes vivent crise après crise et les fermetures se comptent par centaines. Au Parti Québécois, nous voulons que les fermes à échelle humaine puissent recommencer à prospérer. Et ce n’est pas en agissant comme elle le fait présentement que La Financière agricole va faire en sorte que cela se produise », a déclaré aujourd’hui la députée d’Iberville et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture, Marie Bouillé, à sa sortie d’une séance de travail de la CAPERN concernant le mandat de surveillance de La Financière agricole.
Rappelons que depuis 2008, le Québec a perdu 20 % de ses fermes porcines (430 fermes), 20 % de ses fermes de veaux d'embouche (940 fermes), 23 % de sa production de bouvillons d'abattage et 10 % de ses fermes ovines (près de 100 fermes). « Malgré les demandes répétées des producteurs, malgré les signes évidents de fatigue de l’industrie, La Financière refuse de faire face à la réalité et, de surcroît, refuse de se soumettre aux conditions de la commission et de répondre à la volonté des parlementaires de consulter les documents contenant leurs pistes de solutions. Il y a un grave problème! », a poursuivi la députée d’Iberville.
« Il est temps que nous ayons des réponses à nos questions. Il est temps que les libéraux cessent d’orienter La Financière agricole vers des méthodes industrielles qui ne ressemblent pas au Québec et que les modèles familiaux reprennent leur place. Et il est temps que nous trouvions de réelles solutions avant qu’il soit trop tard », a conclu Marie Bouillé.