Communiqué - 10 juin 2010
Québec, le jeudi 10 juin 2010 – « En refusant d’intervenir pour le projet d’agrandissement du cinéma Parallèle dans l’édifice d’Ex-Centris à Montréal, la ministre de la Culture, Christine St‑Pierre, affaiblit davantage l’offre d’accès à des salles diffusant des films d’auteur dans la métropole. Elle contribue par conséquent à étouffer notre cinéma d’auteur et à marginaliser le visage de notre culture et les vecteurs fondamentaux de notre identité. Cette décision est incompréhensible : elle qui se vante sur toutes les tribunes de défendre corps et âme la création artistique québécoise, dont une bonne partie de la production cinématographique relève du cinéma d’auteur, agit exactement dans le sens contraire. Force est donc de constater une fois de plus que pour les libéraux, il y a un monde entre la parole et les actes ».
C’est ce qu’a déclaré le député de Bourget et porte-parole de l’opposition officielle en matière de culture et de communications, Maka Kotto, après avoir appris la décision de la ministre St‑Pierre de refuser d’apporter son soutien pour l’agrandissement du cinéma Parallèle dans l’édifice d’Ex-Centris et de confier à la SODEC le soin de trouver une solution.
« Le nombre de salles diffusant des films en français à Montréal ne cesse de diminuer et cela ne semble pas émouvoir la ministre St-Pierre. Ce projet de développement du cinéma Parallèle qui prévoit l’acquisition des trois salles de l’édifice de Daniel Langlois et la construction de deux autres pour créer un complexe de cinq salles consacré au cinéma d’auteur est un ballon d’oxygène pour soutenir la diffusion en salle d’œuvres cinématographiques qui n’ont pas accès aux grands circuits de distribution dominé par le cinéma étasunien », a poursuivi le député de Bourget.
« Celle qui est censée défendre le fait français dans ce gouvernement fait exactement le contraire dès que l’occasion se présente. Pourquoi la ministre St-Pierre refuse-t-elle de soutenir davantage le cinéma d’auteur québécois qui s’exprime pour l’essentiel en français ? Quand va‑t‑elle comprendre qu’elle a une responsabilité fondamentale qui est de défendre notre langue et de mettre tous les moyens en œuvre dans ce sens ? La ministre a désormais l’obligation morale d’expliquer publiquement son choix et de réévaluer sa décision ! », a conclu M. Kotto.
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Éric Gamache
Attaché de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
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