Communiqué - 13 février 2009
Québec, le vendredi 13 février 2009 – Certains arguments résistent parfois à l’épreuve du temps. À titre d’exemple, voici ce qui justifiait la tenue d’une enquête publique aux yeux de la députée de Marguerite-Bourgeois, Monique Jérôme-Forget, à l’égard d’une perte malheureuse de 30 millions $ à la Caisse de dépôt et placement du Québec :
« Mme Lévesque (présidente de Montréal Mode) a acheté deux sacs Gucci, des lunettes Gucci, des chaussures Gucci, des vêtements Sonia Rykiel et des pantalons Prada, pour une somme de 6000$. Est-ce que la ministre des Finances ne croit pas qu’à la lumière de ces informations, ça mériterait une enquête ? »
- Monique Jérôme-Forget, 4 décembre 2002, Assemblée nationale
« Est-ce que la Caisse de dépôt a payé 3 millions, 4 millions ou 5 millions pour acheter Shan, puisque Mme Lévesque vient de racheter Shan pour un prix encore qu’on ne connaît pas, mais il semblerait que ce n’est pas loin de zéro ? Est-ce que la ministre, elle est quand même responsable du bas de laine des Québécois, de nos épargnes... Est-ce qu’il n’y a aurait pas lieu qu’elle s’interroge et qu’elle dise : oui, je vais faire enquête parce que c’est suffisamment sérieux ? »
- Monique Jérôme-Forget, 4 décembre 2002, Assemblée nationale
« Comment est-ce qu’il fallait de feux jaunes, rouges et de toutes les couleurs pour que le gouvernement sorte de sa torpeur et réagisse au fait qu’il y avait 30 millions de l’argent des contribuables qui a été gaspillé ? Ça a été un gaspillage éhonté. »
- Monique Jérôme-Forget, 5 décembre 2002, Assemblée nationale
Voici les réponses de la ministre des Finances de l’époque, Pauline Marois :
« Je n’ai absolument aucune objection à ce que toutes les informations concernant Montréal Mode ou concernant quelque autre filiale de la Caisse de dépôt et placement puissent être discutées, puissent être abordées avec le président-directeur général de la Caisse, que l’on puisse même demander à la Vérificatrice générale par intérim de venir donner son point de vue devant la commission des finances publiques. Il me semble que c’est l’un des endroits où cela est le plus pertinent en terme d’imputabilité. »
- Pauline Marois, 4 décembre 2002, Assemblée nationale
« Je souhaiterais déposer un décret adopté par le gouvernement du Québec concernant une vérification particulière par la Vérificatrice générale par intérim sur l’administration de Montréal Mode inc., filiale à part entière de la Caisse de dépôt et placement du Québec. »
- Pauline Marois, 5 décembre 2002, Assemblée nationale
Voici la demande formulée mardi par le député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances et développement économique, François Legault :
« Nous demandons une commission parlementaire d’urgence pour discuter de la mission de la Caisse de dépôt et placement du Québec, ouvrir un débat public sur la politique de gestion du risque à la Caisse de dépôt et faire toute la lumière sur les pertes importantes subies par la Caisse. (…) Les citoyens du Québec ont le droit, via leurs représentants à l’Assemblée nationale, de poser toutes les questions à Pierre Brunet et Henri-Paul Rousseau sur ce qui s’est passé avec leurs avoirs. »
- François Legault, 10 février 2009
Voici la réponse de l’actuelle ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget :
« La Caisse viendra justifier ce qu’elle a fait en temps et lieu, elle le fait chaque année, d’ordinaire. Il ne faut pas exagérer ce qui se passe actuellement. (…) Il ne faut pas perdre les pédales. »
- Monique Jérôme-Forget, 10 février 2009
« Aux yeux des libéraux de Jean Charest, une perte de 30 millions $ justifiait une enquête du Vérificateur général et une commission parlementaire mais une perte de plus de 30 milliards $ ne justifierait pas une commission parlementaire d’urgence. Où est la logique, Mme Jérôme-Forget ? », se demande le Parti Québécois.
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Source :
Éric Gamache
Attaché de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
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