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Communiqué - 13 avril 2011

Bonis aux dirigeants des sociétés d'État : le gouvernement libéral est inconséquent

Québec – Le député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances, Nicolas Marceau, a été découragé d’apprendre, lors de l’étude des crédits à l’Assemblée nationale, que la politique de récompenses des libéraux avait tenu la route une année de plus.

« J’ai de la difficulté à croire que ce gouvernement, qui avait promis, lors du budget l’an dernier, de prendre la plus large part de la rationalisation des dépenses demandant en échange à la population de payer plus de taxes et de tarifs, puisse tolérer que des bonis continuent d’être versés aux dirigeants des sociétés d’État. C’est grotesque », a affirmé le député de Rousseau.

En effet, l’an dernier, lors de l’étude du projet de loi 100, le Parti Québécois avait proposé d’interdire aux dirigeants des sociétés d’État de se verser des bonis après la fermeture de l’année financière. « Ce qui était étonnant, dans le contexte, c’était non seulement que le ministre refuse alors qu’il prônait le resserrement des dépenses de l’État, mais également le refus du porte-parole adéquiste, François Bonnardel, d’adopter cet amendement », a poursuivi Nicolas Marceau.

Les conséquences de ce refus sont apparues lors de l’étude des crédits budgétaires: à la SAQ, les cadres se sont versés 7 millions de dollars de bonis en 2009-2010, une hausse de 22 % par rapport à l’année précédente, en pleine récession.

« Quand le ministre nous répond que le fait d’interdire les bonis aux dirigeants des sociétés d’État, dans un contexte de restrictions budgétaires, ce serait comme déchirer le contrat que l’on a avec eux, je me demande pour qui il prend les gens à qui il demande de faire plus de la moitié de l’effort. C’est plutôt le ministre qui a déchiré le contrat qu’il avait signé avec la population », a ajouté Nicolas Marceau.

Même situation à Investissement Québec et à la Société générale de financement (SGF). « Les dirigeants d’Investissement Québec, qui ont vu leur organisation fusionnée à la SGF par souci d’économie, se sont octroyés des bonis de près de 600 000 $ l’an dernier. C’est ce que le ministre interprète comme étant responsable? », a questionné le porte-parole en matière d'économie et député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant.

« Quand le ministre nous répond que le plan stratégique d’Investissement Québec sera bientôt déposé et que les bonis sont raisonnables, il y a lieu de se questionner. C'est le même ministre qui refuse toujours de nous dire si les économies de 15 millions qu’il avait promises au moment de la fusion d’Investissement Québec et de la SGF se sont effectivement réalisées », a conclu le député de Nicolet-Yamaska.