Communiqué - 8 juillet 2010
Québec – La députée de Pointe-aux-Trembles, whip en chef de l’opposition officielle et porte-parole pour la métropole, Nicole Léger, presse le premier ministre du Québec, Jean Charest, à se saisir personnellement du dossier de la raffinerie Shell dans l’Est de Montréal afin de forcer l’entreprise à agir en bon citoyen corporatif.
« Où est le premier ministre du Québec? Lui qui soutient faire de l’économie sa priorité, il doit le prouver et profiter du délai de quelques jours obtenu hier par les tribunaux empêchant le démantèlement des installations. Devant les piètres résultats de son ministre Clément Gignac, qu’attend Jean Charest afin de se saisir personnellement du dossier? Visiblement, le gouvernement Charest n’a pas fait le maximum. Aujourd’hui, il ne peut partir en vacances en laissant des centaines de familles dans l’angoisse et l’incertitude », a déclaré Nicole Léger.
La députée de Pointe-aux-Trembles estime que le gouvernement libéral de Jean Charest ne remplit pas correctement son rôle devant une entreprise qui, après avoir exploité une raffinerie pendant plus de 75 ans, décide soudainement de la transformer en entrepôt, laissant des centaines de familles à la rue. « Les travailleurs, leur famille et l’ensemble des citoyens de l’Est de Montréal n’acceptent pas que le gouvernement du Québec abandonne la partie », a poursuivi Mme Léger.
Le « corporate bum » : une attitude que le gouvernement doit sanctionner
Pour sa part, le député de Nicolet-Yamaska et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement économique, Jean-Martin Aussant, reproche au gouvernement libéral de ménager ses efforts pour dénoncer l’attitude de « corporate bum » de la compagnie.
« Selon les informations disponibles, tout indique que Shell berne ses travailleurs et la population en refusant de tenir compte d’une offre sérieuse. C’est un manque de respect évident et qui est totalement inacceptable. Bien sûr qu’il existe des situations où des entreprises ont des décisions d’affaires à prendre mais le minimum à faire, c’est d’impliquer les parties et mettre carte sur table. En pareille circonstance, il faut jouer la franchise et non jouer dans le dos des citoyens. Si c’est le choix que font certaines entreprises, le rôle d’un gouvernement, c’est de leur faire savoir clairement et franchement qu’on n’acceptera pas ça », a conclu Jean-Martin Aussant.