Communiqué - 27 juillet 2010
Québec – Le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, s’inquiète de la réaction du gouvernement Charest à l’égard de la décision du gouvernement conservateur d’abolir le questionnaire détaillé pour le recensement.
« Le temps d’une petite déclaration dans le cadre d’une entrevue, la ministre Christine St-Pierre a semblé s’opposer au projet du gouvernement fédéral mais avec le peu de vigueur qu’elle l’a fait, c’est à se demander si vraiment ça ne fait pas son affaire. Or, le gouvernement Charest doit faire connaître aux Québécois les conséquences, pour le Québec, de cette mauvaise décision basée sur une idéologie rétrograde », a déclaré Alexandre Cloutier.
« Les données recueillies par le biais du recensement permettent au gouvernement du Québec de bien définir ses politiques sociales et économiques. Si le gouvernement de Stephen Harper va de l’avant avec son projet, il y aura des conséquences pour le Québec et elles seront majeures », a indiqué le député de Lac‑Saint‑Jean.
Le Parti Québécois est préoccupé par cette décision qui nuira à la bonne planification des affaires de l’État du Québec. « On sait notamment que ces données permettent au ministère de l’Éducation de bien mesurer les prévisions de clientèles scolaires; permettent de mieux planifier l’offre de services de santé sur le territoire; contribuent à rédiger de bonnes études de marché, notamment pour les entreprises du gouvernement, et permettent aussi de suivre adéquatement l’état de la langue. Bref, ces données sont primordiales mais le gouvernement Charest ne le réalise pas. Qui ne dit mot consent? », se questionne Alexandre Cloutier.
Le porte-parole de l’opposition officielle estime que le gouvernement Charest doit s’opposer fermement à la décision du gouvernement Harper. « Autrement, faudra-t-il envisager un recensement québécois pour compenser le fédéralisme dysfonctionnel? Sans données fiables, un État ne peut pas bien livrer ses services et bien planifier ses politiques », a conclu M. Cloutier.