Communiqué - 20 mars 2009
Québec, le vendredi 20 mars 2009 – Le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, a accusé Jean Charest de ne pas savoir défendre les intérêts du Québec à Ottawa.
« Pendant toute la campagne électorale, Jean Charest a préféré garder un ton mielleux envers le fédéral. Le Québec écope aujourd’hui du fédéralisme prédateur habituel, avec la complicité de Jean Charest, avec 1 milliard $ en moins, seulement au chapitre de la péréquation. Les Québécois sont actuellement dirigés par le premier ministre le plus fédéraliste de toute l’histoire du Québec et ils en paient fortement le prix aujourd’hui, particulièrement au lendemain d’un budget difficile pour les contribuables québécois », a déclaré Alexandre Cloutier.
Au cours d’une interpellation tenue ce matin à l’Assemblée nationale, M. Cloutier a fait état de divers contentieux pour plus de 6 milliards $ avec Ottawa :
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1 G $ pour la péréquation ;
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2 G $ pour le programme Chantiers Canada ;
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800 M $ pour le financement postsecondaire ;
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500 M $ pour le Transfert canadien en matière de programmes sociaux (aide sociale) ;
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60 M $ pour le Transfert canadien pour la santé ;
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460 M $ pour les infrastructures de recherche ;
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173 M $ pour la Fondation canadienne pour l’innovation ;
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421 M $ pour la crise du verglas ;
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127 M $ pour le programme de stabilisation des revenus ;
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116 M $ pour l’entente sur la main-d’œuvre ;
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250 M $ pour une correction à la péréquation pour les revenus d’Hydro-Québec.
« Jean Charest peut bien se targuer d’avoir obtenu un strapontin à l’UNESCO, il n’en demeure pas moins qu’il y a pour plus de 6 milliards $ de contentieux avec Ottawa, 6 milliards $ qui seraient pourtant bienvenus dans l’économie du Québec présentement », a insisté Alexandre Cloutier. « Il faut aussi noter la surprise dévoilée hier dans le budget de Monique Jérôme-Forget ; pour le gouvernement Charest, on ne parle plus de déséquilibre fiscal mais plutôt d’une meilleure gouvernance du fédéralisme fiscal canadien. De bien beaux mots pour cacher que le fédéral doit encore aux Québécois beaucoup d’argent », a poursuivi Alexandre Cloutier.
Le député a rappelé que c’est toujours l’impasse avec le programme Chantiers Canada. Conséquence : le retard pour la mise en chantier des projets coûtera plus cher aux contribuables. « Nous en aurons moins pour notre argent pour des raisons toujours obscures. Pourtant, nous avons cruellement besoin de ces projets d’infrastructures pour stimuler notre économie mais le gouvernement fédéral nous met des bâtons dans les roues et le gouvernement Charest ne bronche pas », a-t-il dénoncé.
Éducation postsecondaire : Charest a baissé les bras
Le député de Lac-Saint-Jean a aussi dénoncé le fait que le gouvernement Charest ait baissé les bras pour obtenir les 800 millions $ pour l’éducation postsecondaire. « Au lendemain d’un budget fort décevant dans ses investissements en éducation, cet argent aurait pourtant fait le plus grand bien et est nécessaire pour former notre jeunesse et développer une économie du savoir. Dans cet enjeu bien précis, Jean Charest est fidèle à sa philosophie : dans l’intérêt national canadien, c’est normal qu’Ottawa ne le fasse pas en cette période difficile », a dénoncé M. Cloutier.
« Lors de la campagne électorale fédérale en septembre 2008, Jean Charest avait écrit aux chefs des partis fédéraux avec une série de 14 demandes. Cela fait plus de six mois et le résultat aujourd’hui est nul, probablement parce que Jean Charest n’a plus l’écoute d’Ottawa », a conclu Alexandre Cloutier.
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Éric Gamache
Attaché de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
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